Vérifier son domaine avant de sonoriser ses articles : pourquoi on vous le demande, et comment ça marche
Pour qu'un outil audio lise un article à partir de son adresse, il doit savoir que le site est le vôtre. Balise dans la page d'accueil ou enregistrement DNS, durée de validité, sous-domaines, cas où rien n'est à faire : le fonctionnement exact de la vérification de domaine chez WeDispatch.
Quand on crée un compte sur un outil de mise en audio, le geste le plus naturel est de coller l'adresse d'un de ses articles et d'attendre le résultat. Chez nous, depuis le 1er octobre 2026, ce geste commence par une question : ce site est-il bien le vôtre ? Pour certains, c'est une étape de plus qu'ils n'attendaient pas. Cet article explique pourquoi elle existe, ce qu'elle vérifie exactement, et dans quels cas vous n'aurez jamais à la faire.
Le problème qu'elle règle
Un service qui accepte une adresse web va chercher la page lui-même, depuis ses propres serveurs, en extrait le texte et le fait lire. Sans contrôle, rien n'empêche donc quiconque de créer un compte et de faire lire les articles d'un autre site : un quotidien national, un concurrent, un blog qu'il apprécie. L'audio produit serait une reproduction de l'œuvre d'autrui, fabriquée par nos serveurs.
Nous avions une case à cocher par laquelle le client déclare détenir les droits sur ce qu'il fait lire. Une relecture juridique, fin septembre, a conclu qu'elle ne suffisait pas : une déclaration n'empêche rien, elle désigne seulement un responsable après coup. Les questions de droit sont détaillées dans notre article sur les droits d'auteur d'une version audio. La vérification de domaine, elle, ferme la porte avant.
Concrètement, nos serveurs ne lisent plus un article à partir de son adresse que si cette adresse appartient à un domaine vérifié du compte. Cela concerne cinq chemins : l'ajout d'un article par son adresse, l'estimation de son coût, le premier audio proposé à l'inscription, les flux RSS surveillés, et les PDF désignés par une adresse en ligne.
Les deux façons de prouver
Le principe est celui des outils pour webmasters des moteurs de recherche : nous vous donnons un code, vous le posez à un endroit que seul le propriétaire du site contrôle, nous vérifions qu'il y est. Le code commence par « wd- » suivi de 24 caractères, et il est propre à votre compte et à ce domaine.
Une balise dans la page d'accueil, à placer dans la partie <head> :
<meta name="wedispatch-verification" content="wd-…">
C'est la voie la plus simple si vous avez accès au modèle de votre site ou à une extension qui ajoute des balises d'en-tête.
Un enregistrement DNS de type TXT sur le domaine :
wedispatch-verification=wd-…
C'est la voie à choisir si le site est géré par un prestataire et que vous avez la main sur le nom de domaine, ou si vous préférez ne rien toucher au site. Un changement DNS peut prendre quelques minutes à se propager : si la première vérification échoue, l'écran le dit et il suffit de réessayer un peu plus tard.
L'écran se trouve dans l'espace client, rubrique « Installer sur mon site », bloc « Vos domaines ». Il est réservé au propriétaire du compte et aux administrateurs, puisqu'il ouvre la lecture d'un site entier. Un compte peut vérifier jusqu'à vingt domaines.
Ce qui est vérifié, précisément
Une vérification n'a de valeur que si elle ne se contourne pas. Plusieurs détails ont été fixés lors d'un audit de sécurité du 30 septembre, et il est utile de les connaître, ne serait-ce que pour poser les mêmes questions à un autre fournisseur.
- La balise ne compte que dans le
<head>de la page. Elle est ignorée dans les commentaires HTML, les scripts et les zones de texte. Sans cela, un site qui affiche du contenu fourni par ses visiteurs (commentaires, avis) aurait permis à un tiers d'y glisser le code. - Les attributs sont réellement lus, pas seulement cherchés dans le texte de la balise : une description de page qui contiendrait le mot « wedispatch-verification » ne trompe pas le contrôle.
- Un domaine vérifié couvre ses sous-domaines, jamais l'inverse. Vérifier exemple.fr ouvre www.exemple.fr et blog.exemple.fr. Mais quelqu'un qui ne tiendrait que blog.exemple.fr ne peut pas, en y posant une balise, ouvrir exemple.fr. C'est pourquoi nous lisons la page d'accueil du domaine lui-même ; une redirection de exemple.fr vers www.exemple.fr est acceptée, puisqu'elle reste chez vous.
- Les redirections ne sortent pas des domaines vérifiés. Un article d'un site vérifié qui redirigerait vers le site d'un tiers n'est pas suivi.
- La preuve vaut trente jours. Passé ce délai, elle est refaite automatiquement à la lecture suivante, sans rien vous demander. Si le code a disparu, le domaine repasse « en attente » et la lecture par adresse s'arrête. Cette règle couvre le cas d'un domaine revendu, ou d'une balise retirée lors d'une refonte.
Un point a été arbitré en faveur du client : si votre site est simplement injoignable au moment où la preuve doit être refaite, le domaine reste ouvert et la vérification sera retentée plus tard. Seule l'absence constatée du code ferme le domaine. Une panne de dix secondes au trente et unième jour ne doit pas arrêter tous vos flux.
Quand vous n'avez rien à faire
La vérification ne concerne que les cas où nos serveurs vont chercher une page. Dès que c'est vous qui envoyez le texte, il n'y a rien à prouver.
C'est le cas du module WordPress : il transmet lui-même le texte de chaque article au moment de la publication, nos serveurs ne vont jamais lire votre site. Si vous êtes sur WordPress, vous pouvez donc ignorer cette étape entièrement. C'est aussi le cas du collage d'un texte dans l'espace client, qui reste disponible sans aucune vérification : notre article sur la génération d'un audio à partir d'un texte collé en décrit le fonctionnement.
À l'inscription, si vous proposez l'adresse d'un article d'un domaine non vérifié, l'encart du premier audio ne vous refuse pas sèchement : il affiche les deux codes, vérifie sur place, puis lance l'audio. Et il propose toujours, à côté, de partir du texte de l'article.
Ce que la vérification change pour les flux RSS
Si vous comptiez sonoriser vos articles par la découverte automatique d'un flux RSS, la vérification est le préalable : un flux n'est relevé que sur un domaine vérifié. Retirer un domaine de la liste arrête donc ses flux et l'ajout par adresse pour ce site. L'écran demande confirmation avant de le faire, et il faudra refaire la preuve pour revenir en arrière.
En résumé
Deux minutes, une fois par site, et seulement si vous voulez que nos serveurs lisent vos articles par leur adresse. La contrepartie est une garantie que nous jugeons nécessaire : personne ne peut faire lire votre site depuis son propre compte. C'est aussi une question que tout service informatique devrait poser à un fournisseur d'audio ; nous en avons rassemblé d'autres dans notre questionnaire de sécurité pour un outil audio.
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