Brancher votre flux RSS : l'audio suit vos publications, sans sonoriser toute l'archive
La méthode qui marche quel que soit votre CMS : pointer votre flux, et chaque nouvel article reçoit son audio. Ce que fait le premier passage, et pourquoi il ne touche jamais vos anciens articles.
La plupart des guides d'intégration commencent par le nom d'une plateforme : WordPress, Drupal, un thème précis. Mais il existe un chemin qui ne dépend d'aucune plateforme, parce qu'il s'appuie sur quelque chose que presque tous les sites produisent déjà sans le savoir : un flux. RSS, Atom, ou même un simple sitemap. Vous nous donnez son adresse, et à partir de là chaque nouvel article publié reçoit son audio, sans que vous ayez une ligne de code à écrire ni une extension à installer. C'est la porte d'entrée la plus universelle, et c'est aussi la plus mal comprise, parce qu'une question l'accompagne toujours.
La vraie question : « et mes huit cents articles d'archive ? »
C'est la crainte légitime de toute rédaction qui existe depuis des années. Un site avec un long passé a des centaines, parfois des milliers d'articles dans son flux. Brancher ce flux, est-ce lancer d'un coup la synthèse de toute cette archive, avec la facture qui va avec ? La réponse est non, et ce n'est pas une promesse commerciale, c'est la façon dont le mécanisme est construit.
Le premier passage ne fabrique rien. Il lit le flux et marque comme « déjà vu » tout ce qui s'y trouve. Il établit une ligne de départ, et il s'arrête là. Aucun audio n'est produit pour un article qui existait avant que vous ne branchiez le flux. Ce n'est qu'ensuite, aux passages suivants, que les liens nouveaux (ceux qui apparaissent dans le flux après ce premier relevé) déclenchent une fabrication. Autrement dit : vous branchez aujourd'hui, et l'audio commence à suivre ce que vous publiez demain. Ce choix existe pour une raison précise, et elle tient au coût : la synthèse vocale se paie au caractère, et personne ne veut découvrir après coup qu'un simple branchement a sonorisé dix ans d'archives. La barrière est posée par défaut, du bon côté.
Ce que le flux donne, sans rien demander à votre CMS
Un flux ne transporte pas qu'une liste de liens. Il porte, pour chaque article, des informations que nous lisons telles quelles, sans aucune connexion à votre back-office : le titre, la rubrique (la première catégorie déclarée dans l'item), la signature de l'auteur, la date de publication et un court résumé. Ces éléments ne sont pas décoratifs. La rubrique, par exemple, alimente le choix de la voix, l'habillage sonore et les statistiques par rubrique, exactement comme le ferait un paramètre d'API. La signature se lit directement dans le flux, ce qui évite de vous demander quoi que ce soit : quand elle arrive sous la forme historique « redaction@exemple.fr (Marie Dupont) », nous gardons le nom entre parenthèses et jamais l'adresse de courriel, parce que publier une adresse dans une statistique lisible serait une fuite gratuite.
Quand le flux ne transporte que le début de l'article (beaucoup de sites tronquent leur RSS), nous allons chercher la page de l'article à son adresse et nous en extrayons le texte, puis l'ingestion suit les mêmes règles que par l'API. Vous n'avez donc pas à publier votre texte intégral dans votre flux pour que la lecture soit complète.
Les garde-fous, parce qu'un flux est une adresse qu'on vous fait confiance de donner
Un flux est vérifié avant d'être enregistré. S'il ne rend aucun article (adresse fausse, page qui n'est pas un flux), il est refusé tout de suite plutôt que relevé dans le vide toutes les quinze minutes : vous sauriez immédiatement que quelque chose ne va pas, au lieu de croire être surveillé sans l'être. Un relevé lit au plus cinquante articles à la fois, ce qui suffit à suivre un rythme de publication normal sans se transformer en aspirateur. Et un flux (ou une page d'article) qui dépasse cinq mégaoctets est refusé : au-delà, ce n'est plus un article, et le lire en entier en mémoire serait un risque, pas un service. Chaque redirection rencontrée en chemin est revalidée, parce que l'adresse que vous donnez reste votre adresse, et qu'on ne suit pas un détour vers n'importe où.
Quand vous voulez vraiment l'archive
Le branchement par flux protège votre archive par défaut, mais il ne vous l'interdit pas. Si vous décidez de sonoriser un fonds existant, c'est une décision délibérée, et elle passe par un autre chemin : l'envoi par lot via l'API, jusqu'à vingt-cinq articles par requête, à votre rythme. Le calcul de durée et de coût sur un fonds important est détaillé dans combien de temps pour sonoriser un blog existant, et la mécanique complète de l'API est décrite dans sonoriser vos articles par API. La bonne façon de voir les deux : le flux suit l'avenir tout seul, l'API rattrape le passé quand vous le choisissez.
Où ce chemin se place
Si vous êtes sous WordPress, l'extension reste plus directe, parce qu'elle gère aussi l'affichage du lecteur dans vos articles : le détail est sur la page WordPress. Pour tous les autres sites, un CMS maison, un framework de groupe, une plateforme sans extension dédiée, le flux est le chemin qui marche sans exception, et c'est souvent le plus rapide à mettre en route puisqu'il ne demande qu'une adresse. Le même flux sert aussi, dans l'autre sens, à transformer votre site en podcast automatique : ce que vous publiez devient une émission suivie par les plateformes d'écoute, sans export manuel.
Quel que soit le chemin, la lecture qui sort du haut-parleur est la même : la normalisation du français que nous défendons se fait en amont de l'intégration, pas après. Le flux change la façon dont vos articles entrent dans l'audio, il ne change rien à leur façon de se lire.
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