← Nouveautés · 27 juillet 2026

WeDispatch 1.4.0 : dire la vérité sur ce qui est réservé

Un mur d'inscription vendu comme premium mais que rien ne protégeait, un moteur audio qui portait deux noms pour deux choses différentes, et un verrou qui parlait deux langues. Trois façons de mentir sans le vouloir.

Cette version ne contient presque aucune fonctionnalité nouvelle. Elle corrige trois endroits où notre interface disait quelque chose de faux — pas par malhonnêteté, mais par accumulation. Un mot réutilisé ici, un contrôle oublié là, et au bout de quelques mois l'écran raconte une histoire qui ne correspond plus au produit.

Le mur d'inscription était annoncé comme réservé. Il ne l'était pas.

Le mur d'inscription permet de laisser écouter les premières secondes d'un article, puis de demander une adresse e-mail pour la suite. Notre page tarifs le range parmi les fonctionnalités Premium depuis le début. Dans le code, rien ne le vérifiait : un compte d'un forfait inférieur pouvait l'activer par un appel direct à notre API.

C'est corrigé. Les deux routes concernées refusent désormais qu'un forfait sans droit pose un verrou. Le retrait, lui, reste permis en toutes circonstances, et c'est un principe auquel nous tenons : on n'enferme personne dans un réglage qu'il ne pourrait plus enlever. Un compte qui avait déjà un mur en place le conserve — nous ne débranchons rien rétroactivement — mais il ne pourra plus que le retirer.

L'écran a suivi. La carte s'affiche en lecture seule, et la tuile de résumé porte enfin le vrai badge « PREMIUM » au lieu d'un « PUBLIC » qui décrivait un état sans dire pourquoi il était figé.

Le flux podcast, les pages à intégrer et la matinale restent gratuits sur tous les forfaits, comme annoncé. Seul le mur d'inscription est concerné.

Le moteur audio portait un seul nom pour deux choses

Sur l'écran Voix et lecture, une carte « Moteur audio » proposait de choisir entre « premium » et « souverain ». Juste au-dessus, une phrase expliquait aux comptes d'entrée de gamme que leurs audios étaient produits par le moteur standard. Un moteur standard qu'on ne trouvait nulle part dans la liste.

Les deux affirmations étaient exactes et pourtant l'ensemble était incompréhensible, parce que deux choses distinctes se partageaient le même mot. Il y a d'un côté la voix qui lit vos articles : elle découle de votre forfait, elle n'est pas un réglage, et c'est pour cela qu'aucun bouton ne permettait de la choisir. Il y a de l'autre l'intelligence artificielle qui prépare le texte avant que la voix ne le lise — mise en forme, ponctuation, gestion des sigles et des chiffres. Celle-là, vous la choisissez vraiment.

La carte est maintenant coupée en deux. D'abord l'état de votre voix, avec ce qu'il implique et le lien pour en changer. Ensuite le choix de préparation du texte, dont les deux options portent désormais le nom de leur fournisseur plutôt qu'un adjectif : Gemini (Google), le meilleur rendu et la plus faible latence, avec un traitement hors Union européenne ; Mistral (France), hébergement européen et texte jamais réutilisé pour entraîner un modèle. Votre réglage enregistré n'a pas bougé, seuls les libellés changent.

Ce choix ne porte que sur la préparation du texte. La brique vocale entièrement européenne, elle, reste devant nous, et nous ne la présenterons pas comme acquise tant qu'elle ne le sera pas.

Le verrou parlait deux langues sur le même écran

Notre tableau de bord signale ce qui est réservé par une petite étiquette rectangulaire grise, à côté des titres et dans le menu latéral. Mais par-dessus les réglages verrouillés, on avait pris l'habitude de poser tout autre chose : une grosse pastille arrondie vert citron, avec un cadenas emoji. Deux dialectes pour une seule idée, parfois à trois centimètres l'un de l'autre.

Le verrou reprend maintenant la forme de l'étiquette grise — même bordure, même fonte — et n'y ajoute qu'un cadenas dessiné et le mot « débloquer », parce que lui, contrairement à l'étiquette, se clique.

Et là où le titre porte déjà l'étiquette, le réglage est simplement grisé, sans rien par-dessus : répéter « premium » deux fois dans la même phrase n'apprend rien à personne. Cela règle au passage une bizarrerie que nous n'avions jamais su nommer. La pastille se centrait sur ce qu'elle recouvrait ; posée sur un interrupteur de quarante pixels, elle en faisait cent cinquante et débordait de la carte des deux côtés. D'où cette impression, tout à fait justifiée, qu'elle apparaissait au hasard.

Dernier détail, et pas le plus petit : le verrou vous renvoyait sur notre page tarifs publique. Vous êtes connecté et déjà client — vous faire sortir de votre espace pour relire un argumentaire commercial n'avait aucun sens. Il mène désormais directement à la section « Changer de forfait » de votre abonnement.

D'où viennent vos écoutes

La seule vraie nouveauté de cette version tient en une carte, sur l'écran Écoutes : la répartition de vos écoutes entre trois surfaces — vos pages d'articles, la matinale, votre page audio.

Cette origine est écrite par le serveur qui fabrique le lecteur. Elle n'est pas déduite d'une adresse IP, d'un référent ni d'un identifiant d'auditeur, et nous n'en stockons aucun. La répartition ne s'affiche qu'à partir de cinquante écoutes situées : en dessous de ce seuil, une part désignerait une écoute et une seule, et nous préférons ne rien afficher plutôt qu'un chiffre capable de viser quelqu'un.

Le flux podcast n'y figure pas, et il ne peut pas y figurer. Ses épisodes partent en fichier direct vers l'application d'écoute, sans jamais passer par nos compteurs. Nous pourrions les faire transiter par une redirection pour les mesurer, mais cela changerait l'adresse de chaque épisode — et les applications de podcast traitent cette adresse comme l'identité de l'épisode. Vos abonnés verraient toute votre série se dupliquer. Le compte manquant nous ennuie moins que cette perspective.

Et ensuite

Nous continuons à passer les écrans du tableau de bord au même filtre : est-ce que ce qui est affiché correspond encore à ce que fait le produit ? La réponse est plus souvent non qu'on ne l'imagine, et ce sont rarement de gros mensonges — plutôt des mots qui ont vieilli.

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