TTS français gratuit : ce que « gratuit » recouvre vraiment
Quota, filigrane vocal, droit d'usage commercial, données envoyées : ce que cache le mot gratuit, et le décompte exact de notre essai, sans arrondi flatteur.
« TTS français gratuit » est une requête honnête : on veut entendre le rendu avant de sortir la carte bancaire. Le problème n'est pas qu'un outil soit gratuit, c'est que le mot recouvre des réalités très différentes selon les fournisseurs, et que la différence ne se voit qu'une fois qu'on est engagé. Voici les quatre choses à vérifier derrière le mot, puis le décompte exact de notre propre essai, chiffres compris, sans les arrondir dans le sens qui nous arrange.
Les quatre choses que « gratuit » peut cacher
Le quota. Gratuit veut presque toujours dire « gratuit jusqu'à un certain volume ». La bonne question est : combien de caractères, sur quelle période, et que se passe-t-il quand le quota est atteint ? Un quota qui se recharge chaque mois n'est pas la même chose qu'un crédit unique qui s'épuise une fois pour toutes.
Le filigrane vocal. Certains essais gratuits rendent une voix volontairement dégradée, ou incrustent un signal sonore, pour vous empêcher d'utiliser l'audio en production. C'est un choix défendable, mais il faut le connaître : vous jugez alors une démonstration, pas le produit.
Le droit d'usage. Pouvez-vous publier l'audio produit pendant l'essai ? Beaucoup d'offres gratuites autorisent l'écoute mais interdisent l'usage commercial. Sonoriser un article de votre site avec un essai qui interdit la diffusion, c'est produire un fichier que vous n'avez pas le droit de mettre en ligne.
Les données envoyées. Un outil gratuit reste un outil qui reçoit votre texte. Où est-il traité, et est-il conservé ? Le prix zéro ne dispense pas de poser la question, il la rend plus importante.
Le décompte exact de notre essai
Voici ce que donne le compte gratuit de WeDispatch, tel qu'il est réglé aujourd'hui. Nous détaillons parce que c'est exactement la promesse de la page text to speech français : dire ce que l'outil fait et ce qu'il ne fait pas, sans la masse comme argument.
Le quota : 5 crédits par mois, soit 5 000 caractères. Cela représente environ deux articles de longueur moyenne, ou quelques textes plus courts. Ce n'est pas un chiffre rond gonflé pour la vitrine : c'est une petite quantité de test, faite pour entendre le rendu sur vos propres textes, pas pour alimenter un site. Un article seul est lui aussi plafonné à 5 crédits sur l'essai, soit 5 000 caractères (contre 100 000 caractères sur l'offre au volume).
La carte bancaire : aucune. Le compte se crée sans moyen de paiement. Quand le quota est atteint, la génération s'arrête et attend votre décision. Rien ne se déclenche à votre insu, parce qu'il n'y a rien pour le déclencher.
Les voix : deux, une féminine et une masculine, par langue. L'essai n'ouvre pas le catalogue complet (plus de cent cinquante voix), il en donne deux à écouter. C'est un arbitrage que nous avons fait dans ce sens précis : offrir moins de voix à l'essai qu'aux comptes payants, et non l'inverse. Il faut le dire, car c'est une limite réelle.
Pas de filigrane, pas de voix dégradée. L'essai lit avec le même moteur que les forfaits payants. Vous entendez le produit entier sur ces deux voix : le texte se surligne au fil de la lecture, les sous-titres se calent, la position de chaque mot est rendue. La démonstration n'est pas amputée, parce qu'une démonstration amputée se fait juger sur ce qu'elle n'a pas.
Le droit d'usage : entendre, pas exploiter. C'est le non le plus important, et nous le posons sans détour. L'essai gratuit sert à écouter le rendu sur vos articles, pas à faire tourner un site en production sans payer. Les fonctions avancées (résumé audio, marque blanche, clonage de voix, correction ciblée d'un passage, citations audio) ne sont pas ouvertes sur le compte gratuit. En revanche, le flux podcast et les pages à intégrer, eux, restent gratuits : ils sont annoncés comme tels et des intégrations tournent déjà chez des comptes qui ne paient pas cette brique.
Les données : préparation en Europe. La préparation du texte, l'étape qui voit tout votre article, se fait dans l'Union européenne, y compris sur l'essai. La synthèse de la voix, elle, n'est pas encore européenne : nous ne le cachons pas, et la page Sécurité détaille la chaîne complète. Là encore, le prix zéro ne change rien à cette réponse.
Ce que l'essai est fait pour vous dire
Un essai gratuit bien conçu répond à une seule question : est-ce que cet outil lit correctement vos textes ? Pas un texte de démonstration, les vôtres, avec leurs noms propres, leurs chiffres et leurs sigles. Cinq crédits (cinq mille caractères) suffisent largement pour trancher, à condition de choisir vos deux pires paragraphes plutôt que votre plus bel édito.
Si le rendu vous convient, la question suivante n'est pas « combien coûte le million de caractères » mais « combien d'articles par mois ». Notre article combien coûte une version audio d'article détaille ce raisonnement par article, régénérations comprises. Le passage au payant ouvre alors le catalogue complet des voix et le volume dont vous avez besoin, sans changer le moteur que vous aurez déjà entendu à l'essai.
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