Quel gabarit de lecteur pour votre blog : une décision, pas une galerie
WeDispatch propose plus d'une dizaine de gabarits de lecteur audio. La bonne question n'est pas lequel est le plus joli, mais lequel va avec votre page et ce que votre article contient. Chaque modèle, ce qu'il exige, et comment il se rabat sur la barre quand la donnée manque.
Quand on ajoute l'écoute à un blog, on tombe vite sur une grille de vignettes : barre, carte, bandeau, onde, lecture guidée. La tentation est de choisir au coup d'oeil, celui qui rend le mieux sur la maquette de démonstration. C'est le bon moyen de se retrouver, trois semaines plus tard, avec un lecteur qui s'affiche autrement que prévu sur la moitié des articles. Le choix du gabarit n'est pas une question de goût, c'est une décision, et elle se prend en regardant deux choses : votre page, et ce que votre article contient vraiment.
Le catalogue compte aujourd'hui plus d'une dizaine de modèles, et ce n'est pas un argument. En ajouter n'apporte rien si l'on ne sait pas lequel prendre. Ce qui suit n'est donc pas une visite guidée : c'est la seule chose utile, à savoir ce que chacun demande et à qui il convient.
La distinction qui décide de tout : ce que le gabarit exige
Un gabarit, c'est d'abord la boîte autour du lecteur. Mais certains modèles font plus que dessiner une boîte : ils affichent une donnée que l'article doit posséder. Et si cette donnée manque, le modèle ne peut pas servir.
La règle est simple et vaut pour tous : un lecteur qui ne peut pas servir se rabat sur la barre compacte, il n'échoue jamais. Côté visiteur, c'est silencieux : il voit une barre qui marche, pas un lecteur cassé. Côté éditeur, c'est visible dans l'espace client, où chaque gabarit est présenté avec ce qu'il réclame. Autrement dit, vous ne cassez rien en choisissant un modèle trop exigeant ; vous obtenez simplement la barre à la place, sur les articles qui n'ont pas la donnée.
Trois données conditionnent les modèles les plus intéressants : l'horodatage mot à mot (l'instant où la voix commence et finit chaque mot), un résumé, et un découpage en chapitres.
Les modèles qui n'exigent rien
Ceux-là marchent sur n'importe quel article, parce qu'ils ne demandent qu'un audio.
La barre compacte est le choix sûr quand on hésite : fine, elle se glisse sous le titre sans rien bousculer, sur n'importe quelle maquette. C'est aussi celle qui s'applique quand rien n'est réglé, et celle sur laquelle tout se rabat. La carte met l'audio en avant dans un encadré qui existe par lui-même, avec le titre : pour un article isolé. Le minimal se fond dans le fil du texte sur une page déjà chargée. Le bandeau large occupe la pleine largeur quand l'écoute est l'offre, à éviter dans une colonne étroite. Le compact est la version la plus fine, pour une barre latérale ou un espace serré. Le magazine se lit comme un chapô, pour une mise en page éditoriale. La barre unique tient sur une seule ligne de soixante pixels et ne s'enroule jamais : c'est le plus discret, celui qu'un intégrateur accepte sans négocier de la place au-dessus de l'article. L'onde remplace la barre de progression par une forme d'onde, utile sur les formats longs parce qu'elle montre d'un coup d'oeil ce qu'il reste à écouter.
Aucun de ces huit ne peut se rabattre faute de donnée : ils tiennent partout. Le choix entre eux est purement une affaire de place et de ton de la page.
Les modèles qui exigent une donnée
C'est ici que la décision se joue vraiment.
La lecture guidée exige l'horodatage mot à mot : chaque mot s'allume au fil de la voix, et un clic sur un mot y emmène la lecture. C'est le modèle de l'accessibilité (dyslexie, apprentissage de la langue) et des articles longs qu'on suit des yeux. Sans horodatage, il se rabat sur la barre. Nous avons détaillé cette donnée et ce qu'elle rend possible dans la lecture guidée mot à mot. Le texte déplié repose sur la même donnée : le texte synchronisé s'ouvre dans la carte du lecteur, et le reste des réglages tient derrière un seul bouton. C'est le choix par défaut le plus polyvalent, dès lors que l'article a son horodatage. L'extrait partageable l'exige aussi : l'auditeur sélectionne un passage et obtient un lien qui démarre exactement là.
Deux autres dépendent d'autre chose. Le résumé d'abord demande qu'un résumé existe : l'essentiel en trente secondes au premier plan, l'article entier à un bouton de là. L'épisode, au format podcast, demande un découpage en chapitres : pochette, sommaire cliquable, saut de quinze secondes, reprise là où on s'était arrêté.
La barre flottante, elle, n'exige aucune donnée d'article, mais elle a une condition d'un autre ordre : elle suit le défilement de la page, et ce décollement est fait par la page hôte, pas par le lecteur. Nous expliquons ce mécanisme et son comportement sur mobile dans un article dédié.
Comment décider, concrètement
Partez de votre article avant de partir du dessin. Vos articles portent-ils un horodatage mot à mot ? Alors la lecture guidée, le texte déplié et l'extrait partageable vous sont ouverts, et c'est là que le produit montre ce qu'il sait faire. Avez-vous des résumés, des chapitres ? Le résumé d'abord et l'épisode deviennent pertinents. Sinon, restez sur les modèles qui n'exigent rien, et choisissez selon la page : dense, éditoriale, ou centrée sur l'audio.
Le réglage lui-même se fait dans votre espace client, par compte ou par site, et il s'applique à la fois à l'écran et à l'enregistrement. Pour savoir comment le lecteur s'insère ensuite sur un site, sans toucher au thème, notre page WordPress décrit le parcours d'installation de bout en bout, et la fiche du lecteur audio montre les modèles en situation.
Le bon gabarit n'est pas le plus spectaculaire. C'est celui qui va avec votre page et que vos articles peuvent réellement servir. Tout le reste se rabat sur la barre, et la barre, au moins, marche partout.
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